Résumé de section

  • Beaucoup d'enseignants utilisent déjà les réseaux sociaux en classe. Comment les enseignants s'y prennent-ils ?
    Nous vous proposons de découvrir quelques-unes de ces situations de classe à travers l'écoute de trois témoignages.


    1 - Twitter en classe de CM

    Nathalie Gauthier, professeure des écoles qui enseigne au CM2 dans l'école l'Esplanade de Sedan, organise une partie des apprentissages en géométrie et en expression écrite autour de la création de messages en 140 caractères envoyés via une plateforme de microblogues à des correspondants du monde entier.

     

     

    Avec 140 caractères maximum, la spécificité de Twitter répond parfaitement aux écrits que peuvent créer les élèves lors de la formulation de problèmes mathématiques (aussi bien en numération, en géométrie, qu'en mesure), de courts poèmes (haïku), de devinettes en anglais, ou parfois plus simplement, du récit de la vie de classe, sans toutefois correspondre au microblogging quotidien.

    C'est principalement l'écrit qui sera renforcé, tant en français, qu'en mathématiques, en anglais, ou tout autre domaine nécessitant de l'écrit : littérature (poésie, partage de lecture), culture scientifique et technologique, culture humaniste (poser des questions sur certains sujets, partage de sites), éducation civique (citations d'adages).

    Les enfants développent également les compétences sociales et civiques avec la sensibilisation à l'usage responsable de l'Internet et l'autonomie et l'initiative, en proposant eux-mêmes les écrits dans une situation de communication authentique.


    2 - Instagram en SVT

    Camille Martin, professeure des écoles, utilise le réseau social Instagram en classe de SVT avec ses élèves de l'EREA Stendhal de Bonneuil-sur-Marne.

     
     

    Les publications sont sélectionnées en concertation avec les élèves et décidées par les enseignants en fonction de leur intérêt pédagogique. Au-delà de l'intérêt pédagogique de l'illustration comme trace des apprentissages, l'intérêt est à voir dans les commentaires placés sous chaque illustration. En effet, chaque publication donne lieu à un ajout de mots clés destinés à contextualiser l'activité pédagogique liée à la photo ou à la vidéo. Dans notre cas, il s'agit de la discipline concernée et des notions principales de la leçon liée à l'activité. Cette utilisation doit se comprendre à travers la volonté des enseignants de travailler ensemble autour des concepts de mémorisation et de catégorisation. Ainsi, les élèves choisissent eux-mêmes quels concepts placer en mots clés. En conséquence, ils font inconsciemment un travail de catégorisation lorsque, par exemple, afin de légender une photographie de faux fossiles en plâtre réalisés en classe, ils choisissent de placer les termes « sciences », « géologie », « expérience », « sédimentation », « fossilisation », « fossiles », « traces » en mots clés et dans cet ordre. Lorsqu'ils auront à resituer la création de ces « fossiles » dans leurs apprentissages, cela se trouvera ainsi facilité par une mémorisation plus aisée, liée à un cheminement inductif plus accessible.


    3 - BYOD et Haiku

    Camille Martin, enseignante à l'EREA « Stendhal » de Bonneuil sur Marne, présente sa pratique du numérique éducatif autour du haiku et des réseaux sociaux.